En 2025 nous avions lutter contre le projet de loi Albertini. Aujourd’hui ses propositions anti voyageurs réapparaissent sous un autre projet loi nommé RIPOST.
Ces propositions de lois toutes aussi nocives pour le monde du voyage ont été noyé dans 728 amendements qui seront débattus le 6 juillet 2026.
Dans l’article 5 de la loi Ripost, trois amendements à l’article 9 de la loi n° 2000‑614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage traduisent une logique raciste : ils ciblent spécifiquement une partie de la population — les Voyageurs — et assimilent leur mode de vie à « un problème de salubrité publique et de sécurité ».
Avec comme projet une meilleure lutte contre « les nuisances et délinquances du quotidien », objet central de cette loi, ces amendements visent à expulser plus efficacement des familles de Voyage, tentant de vivre et d’accéder aux éléments essentiels, tels que l’eau et l’électricité. Ils durcissent la répression et visent, à terme, à forcer ces familles à abandonner leur mode de vie, élément fondamental de leur identité et de leur culture.
Ces amendements visent à accélérer les expulsions forcées à répétition des familles de leurs lieux de résidence, sans offrir d’alternatives viables et respectueuses tout en leur interdisant plus longtemps (14 jours) l’accès à des plus grands pans du territoire (à l’échelle du département). Ces expulsions interviennent sans tenir compte de leurs attaches existantes à leur lieu de résidence — famille, amis, travail, école, services sociaux, services de santé et activités des enfants…
Ces nouvelles mesures interviendraient dans un contexte où vivre en caravane est illégale sur la quasi-totalité du territoire français, hormis quelques lieux désignés, souvent isolés, inadaptés et insuffisants.
Cela pose une question simple : où sont-ils censés aller, alors qu’ils seront chassés sans fin d’un territoire à l’autre, exposés à chaque étape à des amendes et des peines de prison ?
L’ODCI travail avec d’autres associations pour contrer cette folie.
Vous trouverez la lettre envoyée aux parlementaires dans un premier temps. Nous avons eu plusieurs échanges directs et plusieurs réponses de soutiens, en espérant que cette démarche porte ses fruits.
Sachez qu’en plus de demander une Saisine nous avons déjà préparé une suite d’actions en cas de passage de la loi.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informé.
L’équipe de l’ODCI